Joseph Deiss a profité de la venue à Genève de Jacques Chirac, à l'occasion du 50e anniversaire du CERN, pour s'entretenir en aparté avec le président français et faire le point sur différents thèmes. «C'était une rencontre très cordiale, nous avons même rigolé», a rapporté le président de la Confédération lors d'une conférence de presse à laquelle son homologue français n'a pas voulu participer.

Aucun contentieux

Au cours de cette rencontre, qui a duré un peu plus d'une demi-heure, plusieurs sujets de politique internationale ont été abordés. La politique européenne de la Suisse, d'abord, «avec les accords bilatéraux et particulièrement le volet sécuritaire de Schengen que la France aimerait voir approuver rapidement», a précisé Joseph Deiss. «Il a aussi été question des Nations unies et des très bonnes collaborations entre nos deux pays au sein de l'institution, de l'Irak, du Proche-Orient, de la lutte contre le terrorisme, des élections aux Etats-Unis, de la situation en Russie et dans le Caucase», a énuméré le président suisse sans entrer dans les détails.

Selon Joseph Deiss, aucun contentieux entre les deux pays ne serait à l'origine de cet entretien. «Nous avons nos entrées à Paris», s'est-il félicité. Le président de la Confédération a indiqué que la France avait activement contribué à l'adoption des Bilatérales bis, qui devraient être signées la semaine prochaine à Bruxelles. «Une France qui comme d'autres pays verrait d'un bon œil l'entrée de la Suisse dans l'Union européenne», a lancé le conseiller fédéral.

Cet entretien s'inscrit dans le cadre d'amicales relations de voisinage. Les deux présidents se rencontreraient régulièrement. Ils seront de nouveau ensemble à la fin du mois de novembre lors du Sommet de la Francophonie à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso