Valais

Jacques Melly et Christophe Darbellay plébiscités par le PDC du Valais

Jeudi soir, à l'issue d'un vote, ce sont Jacques Melly, le conseiller d'état sortant, et Christophe Darbellay, qui ont été désignés comme candidats du PDC du Valais romand à l'élection au Conseil d'Etat

Sans surprise, le conseiller d'Etat sortant Jacques Melly et Christophe Darbellay ont été plébiscités candidats du PDC du Valais romand à l'élection au Conseil d'Etat, jeudi à Conthey (VS). Aucun autre candidat n'est sorti du bois.

Jacques Melly, 65 ans, et Christophe Darbellay, 45 ans, ont été désignés candidats à l'unanimité et sous les applaudissements des quelque 1300 membres du parti réunis dans la halle polyvalente. Avant et à l'issue du vote, l'un et l'autre ont dit leur intérêt pour la fonction et leur amour pour leur canton.

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«Je me mets encore une fois à la disposition de mon parti avec la même passion, le même enthousiasme, la même énergie», a souligné Jacques Melly. Quant à Christophe Darbellay, il a rappelé combien cette soirée était importante pour lui: «Je vais vous faire un aveu, oui, je suis ambitieux, pas pour moi, pour mon canton, pour mon pays», a-t-il lancé.

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L'ex-président du PDC suisse a ainsi transformé son revers politique essuyé en 2008. Donné favori, il avait alors été battu au premier tour de scrutin par Maurice Tornay dans la même halle polyvalente pleine à craquer et sous haute tension.

Une course à l'exécutif ardue

Pour l'élection de mars 2017, l'objectif du PDC sur le plan cantonal est de maintenir ses trois sièges au gouvernement. Le candidat du Haut-Valais n'est pas encore désigné. Jean-Michel Cina se retire après douze ans passés au gouvernement.

Ce n'est pas non plus un adieu.

Maurice Tornay a annoncé en avril qu'il ne briguerait pas un troisième mandat en 2017. Retenu jeudi à Glaris par la conférence des chefs des départements des finances, il a transmis un message vidéo au Congrès.

Il a d'abord adressé «un merci» pour le soutien accordé dans les moments calmes comme dans ceux plus tourmentés, «un pardon» à ceux qu'il a pu blesser par ses décisions ou ses attitudes et «des encouragements» pour la suite de la mission. «Ce n'est pas non plus un adieu», a relevé celui qui occupera encore un an sa fonction de conseiller d'Etat.

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La course à l'exécutif s'annonce féroce. Le PLR compte retrouver son siège perdu en 2013 au profit de l'UDC. Du côté des socialistes, Esther Waeber-Kalbermatten a annoncé qu'elle se représentait pour un troisième mandat. Elle contrarie ainsi les ambitions de l'ancien conseiller national Stéphane Rossini.

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