Contrairement à Claude Beglé, Jacques Neirynck ne démissionne pas du Centre Vaud (ex-PDC). La direction de la section vaudoise du parti et l’ancien conseiller national ont trouvé «une entente» après l’affaire des mises en retraite forcée des deux ex-ténors de cette formation politique.

«Après explication de leurs points de vue, la présidente du Centre Vaud Valérie Dittli et Jacques Neirynck sont satisfaits d’avoir pu trouver une entente et voient l’avenir de manière positive», écrit vendredi le parti dans un communiqué. «Mme Dittli a fait part à M. Neirynck de sa gratitude pour son engagement précieux».

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L’ancien conseiller national, bientôt âgé de 90 ans, «s’estime satisfait des explications reçues. Il demeure un membre apprécié du Centre Vaud», poursuit le communiqué.

Place à de nouvelles têtes

Vendredi dernier lors d’une assemblée générale, dont le point fort était d’entériner la fusion entre les PDC et PDB vaudois, c’est un autre sujet qui avait fait parler de lui. Voulant tourner la page des rivalités entre ses ex-conseillers nationaux, Valérie Dittli les avait remerciés pour leur engagement et demandés de se tenir désormais en retrait pour «laisser la place à de nouvelles têtes».

Selon elle, les rivalités entre les deux personnalités empoisonnaient la vie du parti depuis trop longtemps. Choqué, Claude Béglé avait envoyé sa démission du parti deux jours après, alors que Jacques Neirynck avait exigé des excuses, qu’il a apparemment obtenues.

En 2019, Claude Béglé, âgé aujourd’hui de 71 ans, avait perdu le siège vaudois du PDC au Conseil national, après avoir passé quatre ans à Berne. Pour sa part, Jacques Neirynck a siégé douze ans au Conseil national. Au Grand Conseil vaudois, le parti a perdu l’an dernier son seul représentant après la démission d’Axel Marion.