Suisse-UE

Jacques de Watteville prend sa retraite, mais garde le dossier européen

Le Vaudois de 64 ans a annoncé qu’il quittera son poste de secrétaire d’Etat aux questions financières internationales cet été

Le secrétaire d’Etat Jacques de Watteville prendra sa retraite à la fin du mois de juin. Il quittera sa fonction de secrétaire d’Etat aux questions financières internationales (SFI), mais conservera son rôle de négociateur en chef pour l’ensemble des dossiers négociés avec l’Union européenne. Le Vaudois gardera aussi son titre de secrétaire d’Etat.

Il continuera de coordonner les travaux menés par les différents départements dans le cadre des relations bilatérales avec l’UE. Il devrait poursuivre cette activité au moins jusqu’en 2017. Il est reconnu comme l’un des meilleurs connaisseurs des dossiers bilatéraux.

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Il avait occupé la fonction d’ambassadeur de Suisse à Bruxelles de 2007 à 2012 et passe pour être un très fin diplomate. Alors que la mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration complique sérieusement les relations entre la Suisse et l’UE, son expérience sera assurément utile.

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L’échange automatique d’informations, travail de Sisyphe

Il quitte en revanche la direction du SFI, qu’il occupe depuis 2013. A ce poste, il aura eu la difficile mission de gérer la mise en œuvre de l’échange automatique d’informations en matière fiscale, les nouvelles prescriptions en matière de fonds propres et la nouvelle réglementation des marchés financiers.

Il s’était bien entendu avec Eveline Widmer-Schlumpf et les observateurs se sont demandé s’il en irait de même avec son successeur, l’UDC Ueli Maurer. Comme il atteint l’âge de 65 ans cette année, la question ne se posera pas longtemps. Mais celle du profil de son successeur se pose.

Une empreinte Ueli Maurer

Ueli Maurer voudra sans doute marquer cette fonction de son empreinte. On lui prête l’intention de désigner un nouveau secrétaire d’Etat capable de manifester une grande fermeté face à l’évolution du contexte international. Schweiz am Sonntag a lâché un nom: celui du conseiller national Thomas Aeschi, qui avait lui-même été candidat à la succession d’Eveline Widmer-Schlumpf.

Diplômé de Harvard, polyglotte, le jeune Zougois est un bon connaisseur des dossiers financiers et fiscaux, même si son approche est assez dogmatique. Ueli Maurer fera une proposition dans le courant du printemps, mais l’autorité de désignation est l’ensemble du Conseil fédéral.

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