L’ambassadeur du Honduras à l’ONU à Genève, Roberto Flores Bermudez, a été remplacé. Officiellement, il est transféré à Bruxelles, mais pour des ONG, il s’agit d’une victoire, car sa présence entâchait la crédibilité du Conseil des droits de l’homme.

Des ONG de défense des droits de l’homme avaient critiqué la nomination à Genève, début 2011, d’un ambassadeur ayant publiquement soutenu les putschistes du coup d’Etat de 2009, auteurs d’une féroce répression.

Elles avaient dénoncé un scandale, lorsque l’ambassadeur Roberto Flores Bermudez avait été nommé il y a près d’un an président du comité chargé de sélectionner les candidatures des rapporteurs spéciaux de l’ONU, aux côtés de quatre autres ambassadeurs.

«Le départ de Roberto Flores Bermudez est une victoire, pour la crédibilité du Conseil des droits de l’homme et pour la société civile qui a su se mobiliser», a déclaré lundi à l’ATS Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme.