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Jean-Charles Brisard, expert antiterroriste, mais aussi proche de la droite française, avait été perquisitionné à Préverenges en mars 2015. 

Justice

Jean-Charles Brisard mis hors de cause dans l'affaire des financements libyens de Sarkozy

La maison suisse de l’expert antiterroriste avait été perquisitionnée. Mais l’enquête s’est orientée vers d’autres acteurs, plus financiers

Un coup d’épée dans l’eau. C’est à cela que ressemble la perquisition effectuée à Préverenges le 25 mars 2015. L’expert antiterroriste Jean-Charles Brisard, qui réside en partie dans la commune vaudoise, avait été ciblé dans le cadre de l’enquête sur de potentiels financements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Lire aussi: Perquisition au domicile vaudois de Jean-Charles Brisard

Mais ce que les enquêteurs suisses et français ont trouvé semble peu intéressant – ou en tout cas, sans rapport direct avec l’objet de l’enquête.

Une affaire «terminée»

«Le développement des investigations en cours ne nécessite pas que les documents qui ont été séquestrés lors de cette perquisition soient transmis aux autorités françaises requérant l’entraide, ni joints à une procédure nationale, a écrit le procureur genevois Jean-Bernard Schmid à Jean-Charles Brisard, le 4 avril dernier. Sauf recharge, vous pouvez considérer cette affaire comme terminée en ce qui vous concerne.»

Spécialiste de l’antiterrorisme, proche de la droite française, Jean-Charles Brisard connaissait certains des intermédiaires qui sont au cœur de l’affaire, Ziad Takieddine et Alexandre Djouhri. «Monsieur Brisard est satisfait que la justice suisse ait pu constater qu’il n’avait aucun lien avec M. Takieddine (ndlr: il dit seulement connaître son médecin) et rien à voir avec le financement libyen», explique son avocat genevois Marc Henzelin.

Bughsan, le paravent

En Suisse, les enquêteurs français cherchaient notamment des détails concernant l’achat par la Libye d’une villa à Mougins, sur la Côte d'Azur, dont le prix surfait aurait permis de générer des fonds occultes. Le Tribunal pénal fédéral vient de valider la transmission de ces informations à la France, écrivait récemment le Tages-Anzeiger.

Selon le procureur genevois Jean-Bernard Schmid, les demandes d’entraide française ont permis d’identifier des «structures animées depuis la Suisse», par des intermédiaires financiers «qui ont pleinement coopéré» lors des investigations.

Des structures offshore

Ces structures offshore auraient permis de générer des fonds destinés notamment à la France et à l’ancien ministre de l’Intérieur et bras droit de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant. Dont un montant de 500 000 euros, blanchi grâce à la vente de deux tableaux d’un obscur maître hollandais.

Selon les enquêteurs, l’homme d’affaires saoudien Ahmed Bugshan aurait servi de paravent lors de la vente de la villa de Mougins, et lors du virement des 500 000 euros à Claude Guéant via un avocat malaisien. Il le conteste et affirme qu’un ancien directeur de banque suisse aurait agi à son insu, en usurpant son identité.

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