Le Laboratoire d’énergie solaire et de physique du bâtiment de l’EPFL (LESO) ressemble à un immeuble en perpétuelle phase de tests. A l’image des pionniers qui ne cessent de repenser les limites de la technique. Son histoire commence avec la première grande crise de l’énergie, au milieu des années 1970. Son directeur actuel, le professeur et physicien Jean-Louis Scartezzini, appartient à la seconde génération de scientifiques, celle qui s’est formée dans les meilleurs laboratoires du solaire du Colorado et de Californie sous l’ère Carter. Ils annonçaient une révolution énergétique mais la baisse prolongée du prix du pétrole leur brisera les ailes. De retour en Suisse, au début des années 1990, Jean-Louis Scartezzini hérite (1994) d’un laboratoire que la grande école a continué de soutenir, malgré le désintérêt général pour les questions énergétiques et les coupes budgétaires fédérales.

Depuis deux à trois ans, le LESO a retrouvé une place au soleil. Ses effectifs (une quarantaine de chercheurs) ont doublé. Dans ce laboratoire où sont nées et naissent les meilleures pratiques d’intégration solaire et d’isolation, les priorités vont aujourd’hui aux nanotechnologies qui permettent d’améliorer les matériaux aux besoins urbains et à la nouvelle maîtrise de la lumière, comme source d’éclairage et de bien-être. Le patron du LESO a un rêve: faire de l’EPFL la première université zéro carbone et ville à 2000 watts .