Le Tribunal de district de Sion a condamné l’ancien conseiller d’Etat valaisan Jean-René Fournier à 60 heures de travail d’intérêt général avec sursis. Il l’a reconnu coupable de violation de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et des oiseaux sauvages, indique le tribunal dans un communiqué diffusé ce mardi matin.

La justice estime que Jean-René Fournier n’avait pas le droit de donner une autorisation du tir d’un loup dans le Chablais le 11 octobre 2006. La bête avait tué une trentaine de moutons.

L’actuel conseiller aux Etats démocrate-chrétien avait retiré l’effet suspensif d’un éventuel recours. Une «demande de restitution de l’effet suspensif» avait été déposée à l’époque. L’élu avait ensuite fait empailler l’animal et l’avait placé dans son bureau.

«Le fusil de chasse ne résout rien»

Jean-René Fournier est responsable du tir du loup, car il «a immédiatement transmis au service de la chasse sa décision», sans «avoir averti ce service qu’une procédure de recours était en cours», ajoute le tribunal.

Le WWF, qui avait déposé plainte contre Jean-René Fournier, s’est réjouie de la décision, dans un communiqué diffusé moins d’une heure après celui du tribunal.

«Jusqu’à présent, la politique de protection du loup dans le canton de Valais s’est principalement concentrée sur le fusil de chasse, considère Pierrette Rey, porte-parole du WWF Suisse. «Mais cela ne résout aucun problème.»

L’organisation estime que l’Etat du Valais doit s’adapter à l’arrivée des loups. Elle conseille d’installer des bergers et des chiens dans les alpages.