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Bernard Rueger, président de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie.

Manifestation

Jeux d’hiver 2026: la candidature vaudoise qui déconcerte

Alors que la Ville de Lausanne est comblée par l’organisation des JO de la jeunesse, d’autres ont plus d’ambition

Après avoir massivement voté contre les Jeux olympiques d’hiver 1994, les Lausannois accepteront-ils d’organiser ceux de 2026? C’est ce que veut croire l’entrepreneur Bernard Rueger, président de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), qui est l’âme d’une candidature vaudoise en cours d’élaboration.

L’existence de ces très discrets préparatifs, commencés en tout petit comité, a filtré fin avril lors d’une manifestation de Swiss Olympic, l’organisation faîtière du sort suisse. Elle a surpris son monde, qu’il s’agisse des autres concurrents, de la région des Alpes vaudoises ou des autorités.

«Lausanne ayant obtenu l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2020, pourquoi ne pas poursuivre sur cette lancée?, demande Bernard Rueger, expliquant le déclic qui lui a donné envie d’aller plus loin. Nous cherchons actuellement des accords avec l’économie et les politiques. Notre candidature aura une vocation intercantonale, voire pour toute la Suisse occidentale», explique l’entrepreneur, sans vouloir en dire plus.

Le délai du 31 mai

Mais le temps presse. La «lettre d’intentions», qui doit contenir un soutien politique de la région, doit être remise avant le 31 mai à Swiss Olympic. Philippe Leuba, ministre cantonal du sport, tient à ne pas fermer la porte, mais le fait est que les autorités ont été prises de court par une démarche pour laquelle elles avaient été informellement contactées mais qu’elles ne s’attendaient pas forcément à voir se concrétiser.

La Ville de Lausanne est très heureuse d’accueillir les JOJ de 2020, qui comblent visiblement son ambition. Mettre l’hôtellerie et la future patinoire de Malley à disposition est une chose, porter une candidature et la co-responsabilité financière d’un budget de plusieurs milliards de francs en est une autre. L’organisation, en particulier pour la sécurité et la couverture médiatique, est d’une tout autre ampleur que pour les JOJ, relève-t-on.

Quant aux Alpes vaudoises, elles viennent seulement d’être associées au projet du président de la CVCI, comme en témoigne Jean-Marc Udriot, syndic de Leysin et président de la communauté d’intérêt régionale. Approché il y a quinze jours, il fera parie de la commission tourisme. A ce stade, on ne connaît pas de personnalité sportive associée à «Lausanne2026, Swiss Made Winter Games» et la région ne vibre guère.

Face à St-Moritz, une candidature urbaine a peu de chances

Après la Corée du Sud et la Chine, l’Europe semble bien placée pour organiser les JO d’hiver 2026. Mais, rien qu’en Suisse, d’autres comités ont déjà pris une nette longueur d’avance sur Lausanne. Trois ans après le refus populaire pour les JO 2022, les Grisons ont à nouveau dans la course, en lien avec Zurich. L’ingénieur bernois Kurt Iseli pilote par ailleurs un projet à cheval sur Zurich, Lucerne et Berne. Et bien sûr, il y a Sion. La quatrième tentative de la capitale valaisanne, après 1997, 2002 et 2006, est animée par Christian Constantin, qui prévoit des lieux de compétition au Tessin, dans l’Oberland bernois et à Lausanne.

Une candidature urbaine a-t-elle des chances?

Face à St-Moritz, Christian Constantin ne croit guère qu’une «candidature urbaine» ait des chances. Il note aussi que Lausanne est déjà capitale olympique et hôte des JOJ 2020. De plus, l’issue d’une votation en Valais ne fait guère de doute, alors qu’elle est loin d’aller de soi dans la ville de gauche qu’est Lausanne. Swiss Olympic impose en effet que le soutien populaire soit garanti pour toute candidature suisse. Les votations devraient avoir lieu en juin 2017, ce qui rend le calendrier très serré.

Sur un point tout le monde s’accorde: pour avoir des chances en 2019, date de la désignation par le CIO, une candidature suisse doit être unique. Les indispensables regroupements doivent survenir entre la fin de cette année et septembre 2017. Sous quelle bannière, avec quel leader et quel argent? Il reste quelques mois pour trouver les réponses.

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