Maniant les statistiques comme d’autres se serviraient d’un pinceau, le médecin et sociologue Ganga Jey Aratnam aime peindre ce qu’il nomme «l’hyper-diversité» de la Suisse. Sri-Lankais installé en Suisse depuis vingt-cinq ans, le chercheur a récemment défrayé la chronique outre-Sarine en suggérant que cette réalité helvétique fasse l’objet de «cours d’intégration pour les Suisses indigènes».

Sans volonté de provoquer, le sociologue, qui a travaillé durant douze ans à l’Université de Bâle, veut ouvrir le dialogue sur une réalité encore trop souvent méconnue. Faits et chiffres à l’appui, il étaye son propos dans un débit passionné. On ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il s’interrompt pour commander une Ovomaltine chaude.