Interview

«Les JO de la jeunesse restent un projet modeste»

Ian Logan, le directeur des jeux olympiques de la jeunesse «Lausanne 2020» répond aux inquiétudes de ses divers partenaires. Les sites ont, selon lui, l'habitude d'organiser de telles manifestations 

Le Temps: Admettez-vous l’existence d’un problème de structure dans l’organisation des JOJ et aurait-il été souhaitable que le canton s’investisse davantage?

Ian Logan: Le contrat Lausanne 2020 implique la Ville de Lausanne, le CIO et le Comité olympique suisse, mais ne mentionne pas formellement le canton. Cependant, celui-ci est représenté par trois conseillers d’Etat dans le comité exécutif et est très présent dans la conduite du projet.

Comprenez-vous les inquiétudes des responsables des sites qui tardent à recevoir les informations?

Nous travaillons avec des sites qui savent faire. Ils ont l’habitude d’organiser de grosses manifestations sportives, des championnats du monde. Les Jeux olympiques de la jeunesse sont un projet modeste qui n’accueillera pas autant d’athlètes que ce à quoi les sites sont habitués. A Villars, il y aura 80 participants aux épreuves de ski cross, snowboard cross au lieu des centaines de sportifs qu’accueillent les compétitions actuelles.

Lire aussi: Les Jeux de la jeunesse sur la mauvaise pente

Ressentez-vous une pression particulière dans la bonne gestion des JOJ liée à la candidature de Sion 2026?

L’élection de la ville hôte pour les Jeux olympiques de 2026 se fera en septembre 2019, soit avant que l’on puisse juger du résultat de Lausanne 2020. Mais, si on fait bien notre travail, on démontrera que l’on est capable de parler avec le CIO, avec les différents partenaires, et ce sera un plus pour Sion. Autrement, je ne sens aucune pression, les deux projets sont bien distincts.

La ville de Lausanne n’accueille pas d’épreuves sportives, c’est dommage, non?

Non, il faut arrêter de penser à notre microcosme. Lausanne 2020 dépasse les frontières cantonales et concerne la Suisse entière, et même la France. C’était dans le concept. Et puis, le campus de l’Université de Lausanne accueille les athlètes, la remise des médailles se fera au Flon, la patinoire principale est celle du Lausanne Hockey Club. Pour le curling à Lausanne, c’est vrai que c’est une opportunité ratée et c’est dommage. Leur projet était super mais ils sont venus trop tard.

Votre équipe connaît un turnover important, avec quatre licenciements déjà. Comment expliquez-vous cela?

La pression dans l’événementiel est plus élevée que dans un autre travail. Au début, j’ai essayé de travailler avec des jeunes, le plus possible, mais plus les responsabilités grimpaient, plus la charge augmentait, plus j’avais besoin de travailler avec des personnes plus expérimentées, comme l’aurait fait une start-up.

Publicité