Son nom de famille est devenu celui d’une affaire qui secoue le Valais depuis l’été dernier. En démissionnant en juin 2019 et en remettant, en parallèle, de nombreux documents aux instances de surveillance de l’Etat du Valais pour dénoncer des dysfonctionnements au sein du Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement (DMTE), Joël Rossier a mis sens dessus dessous la République et placé, une nouvelle fois, le conseiller d’Etat Jacques Melly sous le feu des critiques. Pour la première fois depuis le début de «l’affaire Rossier», l’ancien chef du Service de l’environnement (SEN) cantonal s’exprime, alors qu’il s’apprête à quitter, à la fin du mois, son poste de responsable de la filière technologies du vivant de la HES-SO Valais, quelques mois seulement après être entré en fonction, pour aller travailler dans le privé hors du canton. Interview exclusive.

Le Temps: Huit mois après avoir présenté votre démission et un mutisme tout aussi long, si ce n’est sur les réseaux sociaux, qu’est-ce qui vous pousse à parler aujourd’hui?