Un siège au Conseil national en octobre et, avant cela, un autre au Conseil général de la ville de Bulle en mars prochain. Rien que ça. C’est ce que vise Johanna Gapany durant cette année électorale. Elle est présidente des jeunes libéraux-radicaux fribourgeois (JLR) depuis décembre 2010 et étudiante en dernière année à la haute école de gestion.

Investie dans la vie du parti depuis 2007, elle fait partie de cette nouvelle génération de jeunes politiciens fribourgeois qui n’hésitent pas à lancer des idées, des initiatives ou des motions populaires pour se faire entendre. Et glaner au passage quelques précieux suffrages pour les élections.

Récemment, c’est en soulignant le soutien des JLR à l’initiative «pour la protection face à la violence des armes», contre l’avis des seniors, qu’elle s’est fait remarquer. Elle fait aussi partie de ces jeunes libéraux-radicaux qui ont lancé une une motion populaire contre l’obligation, pour les entreprises, de payer des impôts ecclésiastiques. On la retrouve aussi dans le comité de la pétition contre la mise en sens unique de l’avenue de la gare en ville de Fribourg.

Mais revenons à Bulle. «Notre ville connaît une forte croissance, il s’agit de la gérer», souligne-t-elle. Sa recette: développer le centre pour «à nouveau» y attirer les flâneurs et les clients. «Il faut coordonner la mobilité et le développement des commerces.»

Et quel est son avis sur le projet socialiste de faire une Grand-Rue totalement piétonne? «Aller en voiture au centre-ville est peut-être une mauvaise habitude. Mais il faut d’abord modifier cette habitude, avant de changer la Grand-Rue.»