La nomination de Joseph Bonnemain à la tête du diocèse de Coire, ce début d’année, soulève une vague d’espoir dans la communauté catholique alémanique: il apparaît comme l’homme providentiel pour apaiser un évêché à l’histoire mouvementée.

Dans son milieu d’aumônier, on le surnomme «athlète de Dieu» – en référence à sa carrure sportive, résultat de son assiduité au fitness – «Superman», ou «bâtisseur de ponts». Mais l’image qui lui va le mieux est sans doute celle de «médecin» pour le diocèse. Car Joseph Bonnemain, qui a commencé sa carrière comme docteur, se retrouve malgré lui au chevet d’une institution marquée par de profondes dissensions entre ailes progressiste et conservatrice.