Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Daniel Brélaz avec l’équipe de tournage thaï. Neuf épisodes de vingt minutes retraceront les dix-huit ans de vie de la famille royale du Siam dans la capitale vaudoise. 
© Bertrand Rey

Lausanne

Le jour où Daniel Brélaz est devenu une star de TV en Thaïlande

Le syndic de Lausanne Daniel Brélaz recevait mercredi une équipe de télévision thaïe dans ses bureaux. L’occasion de rappeler la relation qui lie la capitale vaudoise à la famille royale du Siam

Mercredi après-midi, des hôtes un peu particuliers poussaient la porte du bureau du syndic lausannois Daniel Brélaz. Une équipe de télévision thaïe, en Suisse pour deux semaines, vêtue de grosses doudounes et néanmoins frigorifiée venait tourner un épisode de série TV à l’Hôtel de Ville. Pour l’occasion, le syndic avait troqué ses traditionnelles cravates chats contre une jaune, couleur de l’actuel roi de Thaïlande, Bhumibol (Rama IX). Un Siamois aurait tout aussi bien fait l’affaire.

Lire aussi: Une nouvelle ambition pour Lausanne

1,2,3, ça tourne! Une interprète thaïe vivant à Lausanne traduit en français les demandes des six membres de l’équipe de réalisation. «Monsieur Brélaz, regardez la caméra et décrivez-nous Lausanne à l’époque où y résidait le roi de Thaïlande». Neuf épisodes de vingt minutes retraceront les dix-huit ans de vie de la famille royale du Siam en capitale vaudoise et seront diffusés sur la chaîne nationale de télévision thaïe.

La veille, le tournage avait lieu dans le jardin de la villa rue des Chamblandes à Pully, aujourd’hui détruite, où Bhumibol a vécu avec sa mère, sa soeur et son défunt frère Rama VIII, roi de Thaïlande de 1935 à 1946. L’école nouvelle et le marché de la Palud seront également immortalisés dans la série TV.

Un documentaire sur l'ouvrage d'un Lausannois

Lysandre Seraïdaris, retrace dans un ouvrage la vie quotidienne de la famille royale à Lausanne, de 1933 à 1951. L’auteur, un Lausannois de 69 ans, n’est autre que le fils du précepteur Cléon Seraïdaris, resté 26 ans au service de l’actuel monarque du Siam. Le livre devenu best-seller en Thaïlande, fait aujourd’hui l’objet du documentaire. «Le roi a toujours gardé une extrême affection pour la ville de Lausanne, qu’il associe à une enfance baignée dans la tendresse familiale», révèle l’homme, arborant lui aussi, une cravate de couleur royale pour l’occasion. Villars, Champex ou Arosa étaient des lieux de villégiature prisés par la famille royale. L’Université de Lausanne a formé les deux jeunes rois, en droit et en sciences.

Lire aussi: Le jour où Daniel Brélaz est devenu une star de TV en Thaïlande

Daniel Brélaz n’est pas peu fier d’être, le temps d’un après-midi – il a du coup manqué une partie du débat important sur la stratégie énergétique au National –, l’objet de tels intérêts venus de l’est. «Durant ma syndicature, je me suis rendu à trois reprises à Bangkok et me suis entretenu longuement avec le roi à l’instar d’une de mes visites. Lausanne et Bangkok ont des relations privilégiées, liées à l’histoire personnelle du roi. Notre ville, de par son statut olympique, ne peut créer de jumelage, mais elle a l’appellation de «ville soeur» avec la métropole asiatique. Les Thaïs ont même une marque de biscuit qui se nomme «Lausanne». Je n’en ai jamais mangé mais ne regrette pas forcément», lance-t-il de son ton narquois.

L’écologiste lausannois a su profiler la capitale vaudoise en lieu de pèlerinage obligé pour qui veut rendre hommage au roi Bhumibol, développant du même coup le tourisme lausannois. Le pavillon thaï d’Ouchy, cadeau de sa majesté à Lausanne, inauguré en 2007, est un point de passage prisé des Thaïlandais. Daniel Brélaz avait d’ailleurs lancé lors d’un de ses voyages en 2009 des initiatives de partenariat dans l’énergie, le sport ou la culture qui n’ont jamais aboutis.

 

 

Publicité
Publicité

La dernière vidéo suisse

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

Le Conseil national a refusé de suivre l'avis du Conseil des Etats. Celui-ci voulait réduire de moitié la facture des nouveaux gilets de l'armée suisse. Il a été convaincu par les arguments du chef du DDPS, Guy Parmelin. La question reste donc en suspens.

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

n/a