La conciliation avait capoté. Les voilà donc de nouveau réunis face au juge civil de Lausanne dans une ambiance forcément tendue. D’un côté, le conseiller d’Etat vaudois Pascal Broulis, convaincu d’avoir subi une atteinte à sa personnalité en raison de la déferlante d’articles parus à son sujet dans les colonnes du Tages-Anzeiger. De l’autre, Philippe Reichen, le correspondant romand du quotidien zurichois, auteur de cette série consacrée au statut fiscal et aux voyages russes de l’élu, sa rédactrice en chef de l’époque, Judith Wittwer (dispensée de l’audience du jour), et son employeur TX Group, la société qui chapeaute les publications de Tamedia, tous persuadés d’avoir servi l’intérêt public par ces révélations.