Rien ne vaut une bonne démonstration. Pour avoir poussé cette logique jusqu’au bout dans un reportage consacré à la fabrication d’une arme imprimable en 3D, indétectable et très illégale, la journaliste de la RTS Cécile Tran-Tien s’est retrouvée ce vendredi devant le Tribunal de police de Genève. Condamnée par ordonnance pénale pour avoir acquis, possédé et transporté le Liberator sans les autorisations nécessaires, elle a fait opposition et plaidé son acquittement en invoquant le devoir d’informer et de dénoncer des failles de sécurité. «Son intention était de servir la loi sur les armes, pas de la violer», a soutenu la défense, incarnée par Me Jamil Soussi. Le verdict n’ira pas jusqu’à absoudre totalement la démarche, mais presque.