La police vaudoise suspend ses recherches sur le terrain, mais pourrait les reprendre à tout moment, a indiqué jeudi Jean-Christophe Sauterel. Elle se focalise sur l’environnement professionnel, privé et familial du père des jumelles disparues à Saint-Sulpice (VD).

«Tout ce qui devait être fait sur le terrain a été fait», a précisé le porte-parole de la police cantonale. Entre trente et quarante personnes sont toujours mobilisées, mais leurs travaux sont orientés différemment. Il n’y a plus de plongeurs ou de conducteurs de chiens engagés, à défaut de nouveaux éléments qui apparaîtraient, a-t-il ajouté.

A la recherche d’un enregistreur

De son côté, la police italienne recherche un enregistreur que le père avait toujours sur lui, rapporte jeudi Ansa. Toujours selon l’agence italienne, les enquêteurs pensent que l’homme avait prémédité sa fuite depuis longtemps.

Jeudi, la police italienne devait poursuivre ses recherches dans la région de Cerignola, où le père des fillettes de 6 ans s’est jeté sous un train. Elle devait notamment fouiller les boîtes aux lettres, même celles qui sont désaffectées. Les enquêteurs n’ont pas trouvé cet appareil, dont il ne se séparait jamais, ni à son domicile de Saint-Sulpice, ni dans la voiture qu’il avait garée à Cerignola avant de se donner la mort.

L’homme pourrait avoir laissé sur ce vieux modèle un message avec des indications sur le sort des fillettes. Il pourrait avoir décidé d’expédier l’enregistreur à son épouse, comme il l’a fait avec plusieurs milliers d’euros envoyés dans des enveloppes depuis Cerignola.

Par ailleurs, toujours selon Ansa, les enquêteurs impliqués dans les recherches des fillettes, en Suisse, en Italie et en France, supposent aussi, d’après des traces laissées sur son ordinateur, que l’homme avait prémédité sa fuite depuis longtemps.