C’est un peu l’état de choc. L’affaire de piratage dont ont été victimes plusieurs cabinets neuchâtelois de médecine à fin février oblige le monde de la santé à une brutale remise en question. Sont concernées en premier lieu la FMH, soit la faîtière des médecins, mais aussi les autorités cantonales et fédérales. L’enquête du Temps révèle que la protection des données des patients est une jungle sans la moindre règle. «Cette affaire doit constituer un électrochoc. Nous avons besoin d’une vision nationale globale de la sécurité dans le domaine de la santé», réclame Michel Matter, conseiller national (vert’libéraux/GE) et président de l’Association des médecins du canton de Genève (AMGe).