En équilibre financier précaire, le Jura ne voit pas d'un bon œil l'adoption de «telles mesures, décidées dans des délais si courts, sans concertation ni consultation», commente le ministre des Finances, Gérald Schaller.

Avec un taux de 45% de propriétaires parmi ses contribuables et une structure sociale principalement familiale, le Jura est très concerné. «Selon une évaluation encore grossière, la perte est estimée à 8 voire 10 millions (sur un total de recettes fiscales cantonales d'environ 200 millions, ndlr). Dont 4 millions sur la valeur locative.»

Une intervention parlementaire socialiste, demandant que le Jura soutienne le référendum, sera traitée début septembre. Le gouvernement n'a pas arrêté sa position. Gérald Schaller doit pourtant constater que «les Chambres n'ont pas beaucoup de considération pour les cantons». Il reste muet en constatant qu'un des sénateurs jurassiens, Pierre Paupe, membre du même PDC que lui, a accepté le paquet fiscal (le socialiste Pierre-Alain Gentil l'a refusé).