Hussein Hariri devrait bientôt être extradé en Suisse. La Cour suprême de justice du Maroc a donné son aval, mercredi, à son extradition, selon l'agence de presse marocaine Map. L'Office fédéral de la justice (OFJ) n'était toutefois pas en mesure de confirmer cette information, Berne n'ayant pas encore reçu de communication officielle.

Arrêté au Maroc en décembre, Hussein Hariri était recherché par les autorités suisses depuis le mois de septembre dernier. A l'issue d'un congé, il n'avait pas regagné les Etablissements pénitentiaires de la plaine de l'Orbe, dans le canton de Vaud, où il purgeait une peine de réclusion à perpétuité. Il avait été condamné par la Cour pénale fédérale, en 1989, pour le détournement d'un avion de ligne au cours duquel il avait abattu un passager sur l'aéroport de Genève.

La Suisse demande son extradition afin de lui faire poursuivre l'exécution de sa peine, et pour les besoins d'une enquête pénale ouverte contre lui, l'automne dernier, par le Ministère public de la Confédération. Celui-ci le soupçonne d'actes préparatoires délictueux en vue d'un détournement d'avion, sur la base de la découverte de documents techniques aéronautiques dans sa cellule après sa fuite.

Evadé en 1992 aux côtés du truand français Jacques Hyver, repris quelques jours plus tard, Hussein Hariri avait, dans un premier temps, subi difficilement son enfermement. Malgré le soutien de parlementaires de gauche, l'Assemblée fédérale, en 1999, refusait de le gracier. Hussein Hariri a pris la clef des champs alors que la conseillère nationale écologiste, Anne-Catherine Menétrey-Savary (VD), qui l'avait longuement rencontré, achevait un livre retraçant l'itinéraire d'«un pirate de l'air repenti».