En septembre 2021, dans un appartement à Herisau en Appenzell Rhodes-Extérieures, Ismael Shahamat souffle pour la première fois depuis longtemps. Son épouse Suraya, ses quatre filles de 21, 19, 13 et 7 ans, et son fils, 16 ans, quittent enfin l’Afghanistan, peu après la prise de Kaboul par les talibans. Ils atterrissent en Ukraine, après trois années marquées par l’incertitude et la peur. Ils ne le savent pas encore, mais c’est le début d’une longue attente, avant une nouvelle fuite.