Artiste bernois recourant aussi bien à la peinture, au dessin et à la gravure, il est un des portraitistes les plus en vue à Berlin au début des années 1880, où il a également la réputation d'être un homme à femmes. Il fait la connaissance de Lydia Welti-Escher en septembre 1885, avec qui il passe de longs moments en tête à tête dans son jardin. Gottried Keller, qu'il croqua dans la véranda de la villa Belvoir, dit de lui qu'il est «un sacré gaillard». Reparti à Berlin, il correspond avec Lydia pendant quatre ans, au fil de lettres en grande partie disparues. En octobre 1889, il aide au déménagement du couple Welti qui veut s'installer à Florence. C'est là qu'enfin il devient l'amant de la jeune femme. Ses lettres, à son frère notamment, montrent que malgré sa réputation d'homme volage, il était sincèrement attiré par l'esprit et la personnalité de Lydia, qui n'est pas une beauté classique. Brisé par son arrestation et par le refus de Lydia de le revoir, il meurt le 24 janvier 1891 à Florence d'un somnifère prescrit par ses médecins.