Chaque jour, quelque 1000 employés de l’Etat de Genève sont en arrêt maladie. Cela représente 5,4% du personnel de l’administration publique. Un record en Suisse, même si les comparaisons sont délicates. Sans compter les remplacements, par exemple des enseignants, et les «maladies» prénatales, le coût direct de ces absences s’est élevé à 100 millions de francs l’an dernier – le double du budget alloué à l’asile. Il s’agit aussi bien d’absences courtes, à partir de trois jours d’arrêt, que de congés de longue durée. La tendance n’est pas bonne puisque ce taux d’absentéisme était de 3,5% il y a dix ans.