Conclu en juillet, l’accord sur le trafic aérien de l’aéroport de Zurich est signé. La ministre suisse des transports Doris Leuhard et son homologue allemand Peter Ramsauer ont procédé mardi à cet acte officiel à Berne, rapporte l’ATS.

L’aval des deux Parlements est nécessaire avant la ratification. Les autoreités zurichoises devront aussi se prononcer. Toutes ces décisions sont sujettes à référendum. «La Suisse n’obtiendra pas mieux», a averti le ministre allemand devant la presse. Comme Doris Leuthard, Peter Ramsauer a souligné son soulagement d’être parvenu à obtenir un accord mettant un terme à des décennies de désaccords au sujet du bruit des avions. Les critiques qui se sont fait jour des deux côtés de la frontière prouvent que l’accord est équilibré et que les deux parties ont fait des concessions, a renchéri la conseillère fédérale.

Berlin a renoncé à plafonner le nombre de survols du sud de son territoire. En échange, les avions passeront au-dessus de la Suisse dès 18h00 au lieu de 21h00 actuellement. En outre, l’Allemagne autorise lors des jours ouvrables un survol une demie-heure plus tôt le matin, soit à 06h30. Elle a aussi donné son feu vert aux approches coudées par le nord, procédure selon laquelle les appareils longent la frontière côté suisse avant de gagner Zurich. Pour répondre aux exigences de l’accord, l’aéroport de Zurich-Kloten devra allonger des pistes d’atterrissage et de décollage. L’accord n’entrera en vigueur que lorsque l’extension aura été réalisée, mais au plus tard en 2020.