La décision est enfin tombée. Après avoir hésité, consulté tous azimuts, encore tergiversé, puis enfin tenté de rediscuter des points litigieux avec l’UE, le Conseil fédéral a tranché. Il enterre l’accord-cadre institutionnel que Bruxelles lui réclame depuis 2008. «Des divergences substantielles demeurent», estime-t-il. Il a pourtant voulu rester optimiste, espérant pouvoir repartir «sur de nouvelles bases». Il compte engager un dialogue politique avec l’UE portant sur la suite de la voie bilatérale, qu’il continue à privilégier. Mais sa décision ne satisfait que l’UDC eurosceptique. La plupart des partis sont déçus, pour ne pas dire désespérés, à l’image des vert’libéraux: «C’est un aveu de faillite pour le Conseil fédéral», se désolent-ils.