Défense

L’achat d’avions de chasse prend son envol

Le Conseil des Etats a approuvé en première instance le projet d’acquisition de chasseurs de combat de Viola Amherd. Tant que le peuple n’a pas dit oui, les manœuvres politiques demeurent toutefois fragiles

Convaincre le peuple suisse d’acheter des avions de combat: c’est le rocher de Sisyphe repris en janvier dernier par la nouvelle ministre de la Défense, Viola Amherd. «Si nous perdons sur ce dossier, c’est la fin de la défense aérienne suisse», plaidait ce mardi la politicienne auprès du Conseil des Etats. Elle a eu gain de cause, les sénateurs ont accepté son «arrêté de planification»: une enveloppe de 6 milliards destinée à acquérir de nouveaux jets. Le projet passe au Conseil national, avant un inévitable référendum.

Amherd a parlé

Depuis l’échec du Gripen dans les urnes en 2014, la politique suisse se creuse la tête pour faire accepter de nouveaux chasseurs à ses citoyens. En 2018, Guy Parmelin pensait avoir trouvé la panacée: «l’arrêté de planification». Jargonnier, le terme désigne un budget soumis à référendum destiné à l’achat combiné de nouveaux jets et de moyens de défense sol-air. Le plan donne aussi peu d’informations que possible – surtout pas le modèle des avions, qui ne sera connu qu’après la votation populaire. Le choix se fera entre Rafale (Dassault), Eurofighter (Airbus) et les deux américains Super Hornet (Boeing) et F-35A (Lockheed Martin).