WEF

L’activiste pour le climat Greta Thunberg se rendra en train à Davos

La jeune Suédoise dont la grève scolaire fait des émules auprès d’étudiants dans plusieurs pays dont la Suisse compte participer à un événement organisé par des scientifiques pour alerter sur l’impact de la fonte de la banquise

Greta Thunberg l’a annoncé sur Twitter la semaine dernière: elle compte se rendre à Davos, à l’occasion du World Economic forum (WEF), du 23 au 25 janvier. Fidèle à son engagement écologiste, elle fera le trajet en train, précise-t-elle, estimant l’aller-retour entre la Suisse et la Suède à 65 heures.

Sur place, la jeune activiste participera à l’Arctic Basecamp. Pour la troisième année consécutive, cet événement réunit en marge du Forum de Davos des scientifiques qui entendent «envoyer un message urgent» aux participants au WEF sur la hausse des températures dans l’Arctique. «Si nous ne prenons pas des engagements fermes pour nous assurer que le réchauffement planétaire global demeure en deçà de 1,5°C, nous perdrons la glace marine estivale dans l’Arctique. Les effets seront catastrophiques», explique l’organisateur de l’événement, Gail Whiteman, directeur du Pentland Centre for Sustainability in Business à l’Université de Lancaster.

Al Gore et Christiana Figueres

L’événement mêle experts et activistes de renom. Al Gore figurait parmi la liste des invités en 2017. Cette année, Greta Thunberg s’exprimera au nom de la future génération de militants, aux côtés notamment de Christiana Figueres. Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques entre 2010 et 2016, la diplomate du Costa Rica a participé aux négociations qui ont conduit à l’Accord de Paris en 2015. Il y aura aussi l’homme d’affaires néerlandais Peter Bakker, président du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable, qui regroupe quelque 200 sociétés tournées vers les énergies renouvelables. Ou encore Craig Leeson, auteur du film A Plastic Ocean.

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Greta Thunberg, 16 ans, a acquis une renommée internationale avec sa «grève scolaire pour le climat»: chaque vendredi, elle manque les cours pour se poster devant le parlement suédois, qu’elle exhorte à agir de manière plus déterminée pour la protection de l’environnement. Des collégiens en Allemagne, en Belgique, au Royaume-Uni, en Australie et en Suisse imitent depuis son mode d’action. Ils sont nombreux à avoir entendu le discours de l’adolescente à l’occasion de la conférence sur le climat COP24, qui s’est tenue en décembre dernier en Pologne, dans laquelle elle appelait les dirigeants à «laisser les énergies fossiles dans la terre».

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