«C'est la véritable réforme de l'Etat.» C'est par ces mots que le chancelier de l'Etat de Genève, Robert Hensler, a qualifié le concept global d'administration en ligne et de vote par Internet. Projet qui a reçu, mercredi, un accueil favorable du Conseil d'Etat.

Le concept vise différents objectifs. L'instauration d'ici au 1er semestre 2002 du vote par Internet et de l'e-démocratie en est un. Avec Neuchâtel, Genève est un canton pilote au plan fédéral. Il souhaite qu'à l'avenir, les rapports qu'il entretient avec les citoyens passent toujours plus par Internet. Par le biais du «guichet virtuel», notamment, qui devrait permettre de répondre à la plupart des demandes. Mais aussi par celui de bornes interactives placées sur des lieux publics.

Toutes ces prestations viendront compléter l'offre traditionnelle actuelle. «L'administration traditionnelle sera d'ailleurs améliorée pour ne pas porter préjudice à une frange de la population qui ne pourrait pas, pour des raisons techniques ou financières ou de déficit de connaissances, avoir accès à Internet», précise Robert Hensler. Qui juge nécessaire, pour éviter l'émergence de «cyberexclus», de mettre l'accent sur la formation des enfants, mais aussi des adultes.