Travail 

A l’aéroport de Genève, Dnata est dans le viseur d’Unia

Matériel vétuste, accidents, sous-effectifs: le syndicat dénonce les mauvaises conditions de travail au sein de l’entreprise d’assistance au sol. La direction de l’aéroport n’a quant à elle pas connaissance de dysfonctionnements

La pression s’accentue sur Dnata à l’aéroport de Genève. Matériel vétuste et défectueux, accidents multiples, sous-effectifs chroniques: le syndicat Unia dresse un tableau sombre des conditions de travail au sein de l’entreprise d’assistance au sol, dont le mandat d’attribution fait par ailleurs l’objet d’une enquête de la Cour des comptes. Le syndicat exige l’ouverture urgente de négociations sur des conditions-cadres de travail et interpelle la direction de l’aéroport. Une rencontre doit avoir lieu le 4 juin prochain. «La moitié des conflits sociaux du canton ont lieu à l’aéroport, déplore Yves Mugny, secrétaire syndical d’Unia. Il est temps de mettre de l’ordre.»

Selon le syndicat, la situation de Dnata n’a «jamais été rose», mais elle a récemment empiré. Yves Mugny évoque des employés sous «pression constante», contraints de «mettre leur santé en danger» en manipulant quotidiennement plusieurs dizaines de tonnes de bagages à la main faute de matériel adéquat. «Depuis août 2017, les courriers de la commission du personnel à la direction sont restés lettre morte, affirme-t-il. De même que la plainte déposée à l’OCIRT en janvier dernier.» Dnata, qui emploie 783 personnes à Genève, dont 416 fixes et 367 auxiliaires, a dénoncé la convention collective de travail en 2014. A ce stade, l’entreprise émiratie n’a pas répondu à nos sollicitations.