Le Temps: Dans un peu plus de quatre mois auront lieu les élections cantonales à Fribourg. Avez-vous peur pour votre parti?

Urs Schwaller: Non. Le PDC a toujours dit qu'il voulait maintenir ses trois sièges au gouvernement. Avec les candidats qui se présentent, je suis confiant. Nous allons atteindre cet objectif. Ensuite, il est important que le PDC reste le groupe le plus fort au Grand Conseil. Cela devrait être possible.

- En termes d'image, le PDC pourrait souffrir de l'affaire de Buman...

- Il est vrai que ça ne va certainement pas aider le parti. Je pense que M. de Buman en est le premier conscient. En présentant ses excuses publiquement, il a quand même accompli un pas important. Cela a au moins l'avantage de clarifier la situation. Il n'en reste pas moins qu'il a commis une immense bêtise. Reste à savoir maintenant comment les électeurs apprécieront cette affaire. Cela dit, le PDC fribourgeois a été très clair dans sa volonté de séparer cette position personnelle de celle du parti.

- Quelle suite aura cette histoire au sein du PDC suisse?

- Nous n'avons pas l'intention d'en faire un sujet dans les mois à venir. Nous devons d'abord songer à trouver un nouveau président. Une fois que celui-ci sera connu, laissons-le former son équipe.