Tous les journaux alémaniques du dimanche reviennent abondamment sur l’affaire libyenne. Dans la «NZZ am Sonntag», il est question d’un... malentendu. Selon, Khaled Kaim, le vice-ministre des affaires étrangères libyen, son pays n’a jamais promis au président de la Confédération Hans-Rudolf Merz que les deux Suisses retenus à Tripoli pourraient quitter le pays avant la fin août. Les deux parties se sont simplement mises d’accord pour que «quelque chose soit entrepris» dans ce laps de temps. De son côté, la «SonntagsZeitung» annonce une prochaine assemblée extraordinaire du Conseil fédéral pour discuter de l’avenir de la politique étrangère de la Suisse et surtout pour réfléchir sur le rôle dévolu au président de la Confédération.

D’ailleurs, le voyage en Libye de l’actuel président de la Confédération est une nouvelle fois critiqué ce dimanche. Le président du PS Christian Levrat estime notamment que le retour en Suisse sans les otages est une humiliation pour la Suisse. «Cela démontre une maladresse sans précédent ces dernières décennies.»

Hans-Rudolf Merz n’est décidément pas épargné par les critiques. Dans la «NZZ am Sonntag», l’Association suisse des banquiers se plaint d’être, depuis plus de trois mois, dans l’attente d’un rendez-vous avec le ministre des finances pour aborder la proposition d’un impôt à la source. L’Association aimerait élaborer une stratégie pour freiner les attaques internationales subies par la place financière helvétiques. Selon l’hebdomadaire dominical, des voix à l’interne, notamment issues du milieu bancaire genevois, seraient plutôt sceptiques face à cette stratégie.

L’autre sujet chaud du week-end est la candidature du démocrate-chrétien Urs Schwaller à la succession de Pascal Couchepin. Le Fribourgeois devrait pouvoir compter sur une grande partie des voix socialistes. Dans une interview donnée au SonntagsBlick, leur président Christian Levrat estime qu’il a, «en raison de son expérience, la personnalité adéquate pour ce poste». Seul hic: son scepticisme face à l’Union européenne. Si le candidat fribourgeois se montre davantage «euro-convaincu», il pourrait faciliter un soutien uni de la part des socialistes. Christian Levrat demande encore un engagement plus net en faveur d’une politique climatique, un soutien aux 500 millions supplémentaires pour les primes maladie et un oui à l’âge de la retraite flexible.

Une Fribourgeoise très en vue. La Conseillère d’Etat démocrate-chrétienne Isabelle Chassot est présentée comme l’une des favorites par la «NZZ am Sonntag» pour reprendre la direction de SSR après le départ du Valaisan Armin Walpen fin 2010. Notamment en raison de son appartenance politique et de son sens de la direction. La Fribourgeoise n’a pour l’heure pas été contactée par SSR et sa priorité est la politique de formation, si l’on en croit son conseiller personnel Patrice Borcard. Un autre Romand a été déjà été pressenti pour ce poste, Gilles Marchand, actuel patron de la TSR. Et ce dimanche, le «Sonntag» consacre une large place à un candidat potentiel alémanique également pressenti: le libéral- radical zurichois Filippo Leutenegger, ancien présentateur vedette de l’émission politique «Arena»

Les soucis du réalisateur alémanique, Michael Steiner, auquel on doit «Grounding» et «Mon nom est Eugen», occupent également les gazettes. Après le fiasco financier de son tournage «Sennentuntschi», avorté malgré des soutiens généreux de Berne, le réalisateur est soupçonné par la Weltwoche d’avoir eu recours à des callgilrs et d’avoir puisé dans les caisses pour des achats de cocaïne. Le réalisateur fait savoir ce dimanche qu’il veut faire appel à la justice suite aux propos «blessants et infondés» de l’hebdomadaire.