24 janvier 2010 Rachid Hamdani, un des deux otages suisses Tripoli, s’est présenté à son procès en appel pour séjour illégal. L’Allemagne serait intervenue en tant que médiatrice. Prévu initialement le 22 décembre, leur procès en appel avait été reporté à plusieurs reprises, le juge libyen exigeant leur présence. Le verdict est attendu le 31 janvier. • 21 janvier 2010 La Libye menace de durcir sa politique de visas à l’encontre des Européens, en réaction à une politique de restriction des visas Schengen aux ressortissants libyens mise en place par la Suisse. A deux reprises, le Ministre des affaires étrangères libyen a convoqué les ambassadeurs européens pour protester contre «une solidarité systématique et programmée avec Berne». Les Européens répondent en précisant que la pratique restrictive de visas est le résultat administratif du mécanisme des Accords de Schengen. • 03 janvier 2010 Le deuxième procès de Rachid Hamdani pour activités conomiques illégales est reporté au 17 janvier. • 02 janvier 2010 Le deuxième procès de Max Göldi, accusé «d’activités économiques illégales», est reporté au 16 janvier. • 30 décembre 2009 Hannibal Kadhafi aurait battu sa femme dans un grand htel de Londres. Hannibal Kadhafi vite l’arrestation en faisant valoir son immunit diplomatique. • 23 décembre 2009 Hannibal Kadhafi intente une action civile contre l’Etat de Genève, la Tribune de Genève et l’un de ses journalistes. Le fils du leader libyen leur réclame des indemnités pour la publication de photos d’identité judiciaire le représentant après son arrestation à Genève en 2008. L’action en responsabilité et en protection de la personnalité est intenée par Hannibal Kadhafi devant le Tribunal de première instance de Genève. • 22 décembre 2009 Max Göldi et Rachid Hamdami n’ont pas quitté l’ambassade suisse pour assister à leur procès en appel de la décision du 30 novembre les condamnant à 16 mois de prison ferme. Ils sont sous le coup d’autres procès pour exercice d’activités conomiques illégales, renvoyés aux 2 et 3 janvier. • 15-16 décembre 2009 Sur la défensive, la Libye exige des excuses de lONU pour les dernières déclarations de Navi Pillay.Amnesty dénonce un procès politique contre les Suisses et assure que les exigences d’une procédure équitable n’ont pas été respectées. L’avocat des Suisses n’était pas présent. Une audience en appel est prévue le 22 décembre et un second procès aura lieu les 19 et 20 décembre. • 08 décembre 2009 La Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Navi Pillay demande la libération des deux Suisses détenus en Libye. Elle affirme que cette détention sans explication valable est injuste»». • 1er décembre 2009 Les deux Suisses sont condamnés par contumace à 16 mois de prison ferme et à une amende de 2000 dinars (1650 francs) chacun pour «séjour illégal» en libye. Depuis plus de 16 mois, Max Gldi, directeur de l’antenne libyenne du groupe ABB, et Rachid Hamdani, un employé d’une entreprise de construction, sont retenus à Tripoli. • 12 novembre 2009 Les autorités libyennes annoncent que les deux Suisses seront jugés, avant la fin de l’année, pour non-respect des procédures de visas et fraude fiscale. Ils reprochent aux deux Suisses d’être entrés en Libye avec des visas touristiques tout en menant des activités commerciales sujettes à l’impôt. • 09 novembre 2009 Les otages sont de retour à l’ambassade Suisse de Tripoli. • 04 novembre 2009 Toujours sans nouvelles de Max Göldi et Rachid Hamdani, «enlevés en violation du droit international», Berne suspend l’accord signé le 20 août avec Tripoli. De son côté, Laurent Moutinot, chef du Département genevois des institutions annonce que des excuses de sa part seraient injustifiées et qu’il ne sanctionnera pas les collaborateurs qui ont pris part à l’arrestation du fils Kadhafi. • 02 novembre 2009 La Commission de politique extérieure (CPE) du National accepte une motion demandant au Conseil fédéral de ne plus accorder de visas aux libyens «dans le respect des règles en vigueur» mais n’exige pas la rupture des relations diplomatiques. • 22 octobre 2009 La dureté du ton vis-à-vis de la Libye marque un tournant dans la crise. Le Conseil fédéral dénonce un «kidnapping» et l’absence de preuve de vie des deux otages suisses tout en restant • 18-19 octobre 2009 Une délégation suisse effectue une courte visite en Libye dans l’espoir de rétablir le contact les deux otages suisses etd e s’assurer de leur bonne santé mais sans succès. • 1er octobre 2009 Le président de la Confédération dévoile que son homologue libyen veut de nouvelles excuses pour, cette fois-ci, la publication des photos d’identité judiciaire «humiliantes» de son fils Hannibal publiées dans la Tribune de Genève. • 23 septembre 2009 Les autorités libyennes informent la Suisse que, sous prétexte d’un contrôle médical, les deux otages ont été convoqués et placés en détention afin «de garantir leur sécurité». Le DFAE s’indigne. • 23 septembre 2009 Hans-Rudolf Merz et Mouammar Kadhafi se rencontrent en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Le leader libyen aurait affirmé qu’il s’engagerait personnellement pour le retour des deux Suisses détenus à tripoli, et ce pour octobre au plus tard, selon Merz.Dans son premier discours face aux Nations unies, le colonel n’a à aucun moment mentionné la Suisse. • 18 septembre 2009 Ali Benouari, banquier et candidat PLR au Grand Conseil genevois, adresse une lettre ouverte au chef d’Etat libyen, lui demandant de libérer les otages au nom de la raison. • 09 septembre 2009 Auditionné par les commissions de politique extérieure du parlement avec Micheline Calmy-Rey, Hans-Rudolf Merz transmet pour analyse la missive du premier ministre libyen évoquant le «retour» des deux otages suisses. Conclusions: Hans-Rudolf Merz a surinterprété le texte. • 06 septembre 2009 La Libye nie avoir promis à Hans-Rudolf Merz que les deux otages suisses pourraient quitter le pays avant la fin août. • 02 septembre 2009 La Libye nomme son représentant au sein du tribunal arbitral en la personne de Saad Jabbar, avocat britannique d’origine algérienne qui a conseillé la Libye dans l’affaire Lockerbie. Par ailleurs, la vice-présidente de la Commission de politique extérieure du National Christa Markwalder (PLR/BE) dans l’émission «10 vor 10» de la TV alémanique déclare que le che f d’Etat libyen demande que figure à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’ONU, le démantèlement de la Suisse. L’ONU s’empresse de rejetter cette demande: un Etat ne peut pas demander la disparition d’un autre. La crise libyenne vire au cauchemar politique: le versement de près de 430 000 francs pour la libération de chacun des deux Suisses est exigé par la Libye. • 30 août 2009 Le Conseil fédéral désigne la britannique Elizabeth Wilmshurst en tant que juge chargé de siéger dans le tribunal arbitral qui statuera sur l’arrestation d’Hannibal Kadhafi en juillet 2008. • 28 août 2009 L’avion du Conseil fédéral rentre de Tripoli sans les otages mais Hans-Rudolf Merz assure que leur retour est proche et qu’il a cette garantie par écrit. Berne nomme le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michael Ambühl, pour entamer la reprise de relations bilatérales normales avec la Libye • 25 août 2009 Un avion de la Confédération est envoyé dans l’espoir de rapatrier les deux ressortissants retenus depuis plus d’un an. Le lendemain le Département fédéral des finances annonce que ceux-ci ont obtenu leur passeport et un visa. Le gouvernement libyen valide l’accord conclu le 20 août. Mais l’attente plonge le Conseil fédéral dans l’embarras. • 21 août 2009 L’acte solitaire de Hans-Rudolf Merz provoque une vague d’émotion en Suisse. «Je prends la responsabilité de ma décision» dira le président de la Confédération. L’accord met le fédéralisme à l’épreuve. • 20 août 2009 Hans-Rudolf Merz présente ses excuses à la Libye, lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre libyen Al-Baghdadi Ali al-Mahmoudi à Tripoli, «pour l’arrestation injustifiée et inutile de diplomates libyens par la police genevoise». L’accord prévoit le rétablissement des relations bialtérales entre les deux pays, la mise sur pied d’un tribunal arbitral et la libération des deux Suisses. • 22 juillet 2009 «Nous sommes à deux millimètres d’un accord avec la Libye» avance Micheline Calmy-Rey. Un document proposant un arrangement, validé par les délégations suisse et libyenne, n’attendrait plus que l’approbation du colonel. • 10 juillet 2009 Lors du s ommet du G8 à l’Aquila en Italie, le colonel Kadhafi s’en prend à la Suisse qu’il accuse d’être une «mafia mondiale et non un Etat» et de «financer le terrorisme international». Il menace du coup de la démanteler. • 28 juin 2009 La Libye concrétise ses menaces à l’encontre de la Suisse: plus de 5 milliards de francs d’avoirs libyens ont été retirés des comptes helvétiques. 89% des actifs de la Libye ont quitté la Suisse depuis le début de l’affaire. • 10 juin 2009 La raffinerie de Tamoil sise à Collombey cesse sa production. • 29 mai 2009 Micheline Calmy-Rey s’est rendue, en toute discrétion, à Tripoli, à la rencontre des deux Suisses officiellement accusés de violation de la loi sur l’immigration et de dispositions concernant l’exercice d’activités commerciales en Libye. La conseillère fédérale a rencontré le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et un représentant du procureur général. Le DFAE assure des «progrès significatifs». • 23 avril 2008 Une manifestation de soutien aux deux Suisses retenus en libye a lieu place des Nations, à Genève. Parmis les personnes venues en solidarité, les frères, l’épouse et un représentant de l’entreprise de l’un deux. «Cela nous donne du courage et de l’espoir» dit l’un des ressortissants dans son témoignage. • 04 avril 2009 L’ambassadeur suisse à Tripoli, Daniel von Muralt quitte son poste. Il bénéficie d’une retraite anticipée. • 1er avril 2009 D’après Charles Poncet, l’avocat genevois de l’Etat libyen, une plainte contre l’Etat de Genève est sur le point d’être déposée. Les plaignants exigeraient le remboursement des frais d’avocats avec intérêts, et le versement, au titre de réparation du tort moral prétendument subi, de 20 000 francs à chaque époux Kadhafi, et 10 000 francs à leur fils. • 29 janvier 2009 Micheline Calmy-Rey rencontre l’un des fils du colonel Kadhafi, Saif al-Islam Kadhafi, à Davos, en marge du Forum économique mondial. Dans un projet d’accord qui est remis au frère de Hannibal, la Suisse reconnait que la police avait agi sans la politesse due à des personnes avec rang de diplomates et en engageant «inutilement» des moyens «inappropriés». Le leader suprême libyen refuse l’accord. • 07 janvier 2009 Le nouveau président du gouvernement genevois, David Hiler est catégorique: le canton qui attire les foudres du clan Kadhafi ne s’excusera pas. • 28 décembre 2008 Le rapport du professeur Lucius Caflisch, qui représente la partie suisse dans le comité ad hoc, conclut à la légalité de l’intervention de la police genevoise. L’expert égratigne toutefois les forces de l’ordre, estimant qu’une convocation au poste de police aurait été plus judicieuse qu’une interpellation menée avec des moyens jugés «excessifs», comme les menottes passées à Hannibal Kadhafi. Il affirme par ailleurs que Genève a ignoré la consigne de la Confédération, qui avait prié le canton d’agir avec précaution compte tenu du contexte. Il déplore le déploiement de vingt policiers pour arrêter deux personnes protégées par seulement deux gardes du corps. • 25 décembre 2008 Le vice-ministre libyen chargé des Affaires européennes, Abdelati al-Obeidi, critique ouvertement les conditions de l’arrestation d’Hannibal et prétend que l’enquête menée par une commission indépendante sur l’arrestation avait conclu à son «Illégalité». Il menace d’édicter de nouvelles sanctions «si la Suisse ne reconnaît pas ces résultats. • 23 décembre 2008 Nouvelle offensive de la Libye: la compagnie Swiss doit annuler la dernière liaison hebdomadaire qu’elle effectuait vers Tripoli. Et des revendications: des excuses officielles, bien sûr, mais aussi une indemnité de 300000 francs à verser à l’Unicef et la punition des auteurs de l’arrestation d’Hannibal. • 1er novembre 2009 Les autorités libyennes autorisent sept ressortissants suisses à quitter leur territoire. Les deux Suisses bloqués en Libye depuis le début de l’affaire Kadhafi n’ont, eux, toujours pas le droit de partir. • 10 octobre 2008 La libye menace de suspendre l’approvisionnement du pétrole libyen via sa société Tamoil et de retirer tous ses avoirs des banques helvétiques, soit environ sept milliards de dollars. Ce jeu étrange des pressions n’emprunte pas les canaux diplomatiques officiels. • 02 septembre 2008 Les deux domestiques abandonnent leurs poursuites pour maltraitance et concluent un accord financier avec les Kadhafi. Le lendemain, le procureur général genevois, Daniel Zappelli, classe l’affaire. • 27 août 2008 L’avocat des deux domestiques saisi le Haut-Commissariat aux droits de l’homme d’une plainte «pour disparition forcée» concernant le frère de son client, désormais disparu. • 15 août 2008 Après un mois de détention, la mère de l’ex-domestique est libérée et gagne le Maroc. Elle aurait subi des violences durant son incarcération. Le frère du plaignant reste, quant à lui, introuvable. • 13 août 2008 Le procureur général genevois, Daniel Zappelli, s’exprime pour la première fois sur cette affaire. • 29 juillet 2008 Le DFAE annonce que Berne et Tripoli négocient directement sans recourir à une médiation tierce. Les deux Suisses arrêtés à Tripoli sont libérés sous caution, mais ne peuvent pas quitter le pays. > Ce n’est pas parce qu’elle dure que la crise avec Tripoli s’aggrave26 juillet 2008 La Libye exige des excuses de la Suisse sur la manière dont ont été traités les époux Kadhafi ainsi que l’abandon des poursuites contre eux. Berne rejette ces exigences> «L’honneur de Kadhafi est atteint», reportage à Tripoli19 juillet 2008 La Libye réplique par des mesures de rétorsion. Deux ressortissants suisses sont arrêtés à Tripoli. L’octroi de visas aux ressortissants suisse est suspendu, les entreprises suisses sur sol libyen, telles Nestlé et ABB, sont fermées et les liaisons aériennes entre les deux pays sont réduites. Un embargo est décrété sur les livraisons de pétrole à la Suisse. • 17 juillet 2008 Après deux nuits en préventive, les Kadhafi sont inculpés de lésions corporelles simples, menaces et contraintes. Grâce à une caution de 500 000 francs, ils quittent librement le territoire suisse. «Œil pour œil, dent pour dent», menace l’avocate Aicha Kadhafi, sœur d’Hannibal. • 15 juillet 2008 Hannibal Kadhafi, 32 ans, et son épouse Aline, alors au terme de sa grossesse, sont arrêtés à Genève à l’Hôtel Président Wilson. Le couple rejette les accusations de maltraitance envers leurs deux domestiques, un Marocain et une Tunisienne.