Le transfert aux cantons de nouvelles compétences en matière de financement des institutions d'accueil des handicapés avait déjà été le principal motif d'opposition à la nouvelle péréquation financière. Cela n'avait pas suffi: la réforme a été acceptée par 64,4% des voix et 20 cantons et demi en novembre 2004.

La mise en œuvre de cette réforme du fédéralisme est en cours et doit être prête pour le 1er janvier 2008. Il reste une question à régler, centrale: la répartition des moyens financiers eux-mêmes. Le Conseil fédéral aurait dû donner son feu vert mercredi. Mais il a reporté sa décision à la semaine prochaine. A cause des problèmes liés à l'invalidité, une fois encore.

La situation financière de l'AI est connue: sa dette frise les 10 milliards. La nouvelle péréquation impliquant un transfert de charges de la Confédération vers les cantons, une solution transitoire doit être trouvée. Or, mercredi, le Conseil fédéral n'a pas avalisé sans autre forme de procès la solution proposée par Hans-Rudolf Merz. «Il demande des variantes», indique le porte-parole du gouvernement, Oswald Sigg.

Le Conseil fédéral se prononcera la semaine prochaine. Mais le temps presse, car ce volet de la réforme doit aussi entrer en vigueur en 2008. Or, la clé de répartition des ressources n'est pas sans susciter des grincements de dents, en particulier dans les sept cantons appelés à verser davantage dans les pots de péréquation. Il s'agit de Zurich, Zoug, Schwyz, Nidwald, Bâle-Campagne, Genève et du Tessin.