De 1995 à 2000, le montant total des rentes AI a augmenté de 6,1% par an, alors que le nombre de rentiers augmentait de 4,4%. Pour 1/3, l'augmentation du montant des rentes est due au vieillissement de la structure d'âge de la population (salaires plus élevés) et pour 2/3, à une augmentation du risque d'invalidité. L'évolution du nombre de rentes est notamment marquée par une augmentation des lésions de l'appareil locomoteur et des atteintes aux os, ainsi que par la prise en compte plus fréquente de facteurs psychologiques par les médecins de famille.

Cotisations: 1,4% du salaire, versé à part égale par employeur et employé. La contribution des pouvoirs publics (cantons et Confédération) est de 50% des recettes.

Dépenses (en milliards): 2,1 en 1970; 4,1 en 1980; 6,8 en 1995; 8,3 en 1999; 9,4 en 2001

Déficits: + 3 millions en 1970;

– 40 millions en 1980, – 343 millions en 1995; – 800 millions en 1999; – 1 milliard en 2001.

Le déficit cumulé entre 1990 et 2001 est de 3,3 milliards.

Bénéficiaires: 164 329 rentes en 1990; 199 000 en 1995; 227 000 en 1999; 241 000 en 2001; 258 000 en 2002.

En 1998, la Confédération a transféré 2,2 milliards du fonds de compensation des Allocations pour pertes de gain à l'AI pour éponger (provisoirement) la dette.