Selon un porte-parole du ministère des finances, Berlin compte acheter les données bancaires volées en Suisse, optant pour la même ligne de conduite que lors de l’affaire LGT contre le Liechtenstein en 2008.

La Suisse avait quant à elle prévenu l’Allemagne qu’elle ne collaborerait pas «sur la base de données volées», mais qu’elle était «disposée à accroître sa collaboration avec l’Allemagne en matière fiscale sur la base d’une convention contre la double imposition révisée», selon un communiqué du département fédéral des Finances.

Selon les médias allemands, un informateur a proposé de vendre au fisc allemand pour 2,5 millions d’euros une liste de 1500 contribuables ayant dissimulé des fonds en Suisse.

Les autorités allemandes entendent agir de la même manière que lors de faits similaires avec des comptes au Liechtenstein qui avaient permis au fisc allemand de récupérer plus de 500 millions d’euros. L’Allemagne avait partagé ses informations sur les fraudeurs avec nombre d’autres pays européens.