La Suisse pourra compter sur l’Allemagne dans les négociations à venir avec l’Union européenne (UE). Angela Merkel a déclaré mardi que son pays s’engagera pour trouver des «solutions raisonnables». En contrepartie, Didier Burkhalter a promis que la Suisse ne discriminera aucun Etat de l’UE.

Le président de la Confédération a ainsi évoqué devant les médias à Berlin l’extension de la libre circulation à la Croatie, suspendue par la Suisse. Mais il s’agit tout d’abord de trouver une solution pour appliquer l’initiative contre l’immigration de masse, a-t-il nuancé lors d’une rencontre avec la chancelière allemande et son ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

On ne peut en effet pas encore prédire si la «solution suisse sera totalement compatible avec la libre circulation des personnes», a ajouté le ministre suisse des Affaires étrangères. La proposition suisse devra toutefois se fonder sur les principes de l’UE, a répliqué Angela Merkel.

Merkel: «Pas interrompre les contacts»

«Les relations entre l’Union et la Confédération doivent demeurer aussi intensives que possible», a souhaité la cheffe du gouvernement allemand. Il est hors de question d’interrompre de bons contacts hâtivement, a-t-elle averti.

Didier Burkhalter a également relevé la bonne et étroite collaboration entre la Suisse et l’Allemagne. Une coopération qu’il souhaite encore plus intense, notamment aux niveaux économique et scientifique.

Engagement en Ukraine salué

Bien que regrettable, la décision du peuple suisse doit être respectée, a fait valoir Angela Merkel. Mais elle représente quand même une difficulté à surmonter, a souligné Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères.

Ce dernier a en outre remercié la Suisse pour son engagement et sa médiation en Ukraine, dans le cadre de sa présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Il a encouragé la Confédération à poursuivre ses efforts dans ce domaine.