Dès 1944, plusieurs citoyens étrangers bénéficient du «refuge brun»: collaborateurs et miliciens français ayant servi Vichy, fascistes italiens. Certains, aidés au début par les milieux ecclésiastiques, se referont une nouvelle vie en Valais.

Plus troublante, l'attitude du roi du Valais, le conseiller d'Etat Maurice Troillet, qui octroya son aide et son amitié à un haut fonctionnaire du IIIe Reich, Alfred Schwinner, qui put rester paisiblement dans le canton jusqu'en 1950. Contre l'avis de la Confédération, ce dont Troillet se vanta: «Les lois et les ordonnances de Berne viennent à nous en passant la crête des Alpes, mais dans leur chemin par-dessus les montagnes elles perdent beaucoup de leur efficacité. Et là-dessus, je veille!» Une vigilance aussi tardive que sélective.