Dans un communiqué diffusé jeudi, le Tribunal de district indique qu’il a établi que l’accusé avait commis à plusieurs reprises, entre mi-2008 et mars 2009, des actes d’ordre sexuel sur une jeune fille âgée à l’époque de 13 ans. Le jugement motivé a été notifié aux parties le 31 mars.

«Mon client fera recours auprès du Tribunal cantonal», a indiqué à l’ATS l’avocat Roland Fux. Pour le défenseur, la question du point de vue juridique est de déterminer s’il s’agit d’actes d’ordre sexuel ou non.

En raison d’un désaccord entre le Ministère public du Haut-Valais et le juge d’instruction, la chambre pénale du Tribunal cantonal avait dû trancher entre prononcer un non-lieu ou renvoyer l’ancien chef de la gendarmerie en jugement. Le 28 janvier 2010, elle avait opté pour la seconde solution. Les débats ont eu lieu le 24 mars 2010, à huis clos devant le Tribunal de district de Brigue.

Justice alertée par l’école

L’affaire a débuté lorsque la direction de l’école fréquentée par l’adolescente a alerté la justice. La jeune fille s’était plainte à des membres de l’établissement de subir des attouchements de la part de l’ancien chef de la gendarmerie, compagnon de sa mère.

Les parents divorcés de la jeune fille se sont affrontés par presse interposée, s’accusant mutuellement de faire pression sur leur fille. Cette dernière avait demandé l’arrêt de la procédure lorsqu’un non-lieu avait été envisagé.

Suspendu de ses fonctions dès l’affaire connue, le chef de la gendarmerie a été nommé à un poste de chef de projet au sein de la police cantonale valaisanne. Poste qu’il occupe encore à l’heure actuelle.