L’ancien conseiller d’Etat neuchâtelois Frédéric Hainard a été blanchi par le Ministère public dans trois des cinq instructions ouvertes contre lui. «Je sais que tout n’est pas fini, mais je suis soulagé d’un grand poids», a déclaré l’ancien ministre sur le site d’Arcinfo. «Pour moi, ce qui était le plus lourd à porter, ce n’était pas telle ou telle affaire, c’était l’ensemble», a ajouté l’avocat chaux-de-fonnier.

Lors de l’interpellation d’une ressortissante russe et de son fils en 2005, Frédéric Hainard alors commissaire de police ne s’est pas fait l’auteur d’un abus d’autorité. Aucun acte illégal n’a alors été commis selon la conclusion du procureur qui a instruit cette affaire. Selon le procureur, Frédéric Hainard n’a pas commis de faux dans les titres dans le cadre de l’affaire «Olivia», surnom donné à une femme soupçonnée d’abus à l’aide sociale qui a, par la suite, été acquittée.

L’ancien ministre ne s’est pas non plus fait l’auteur d’un abus d’autorité lors d’une audition menée en marge de cette affaire. Le Ministère public neuchâtelois doit encore se prononcer sur les accusations de contrainte et d’abus d’autorité formulées par «Olivia» lors d’un interrogatoire nocturne. Le dossier n’est pas non plus clos au niveau fédéral. Frédéric Hainard est soupçonné de plusieurs infractions lors d’une mission en Amérique latine alors qu’il était procureur suppléant auprès du Ministère public de la Confédération.