Peter K., le «forcené de Bienne» qui a défrayé la chronique il y a tout juste un an, ne regrette rien. Repris après neuf jours de cavale, traqué par les policiers d’élite du pays, celui qui s’opposait à la vente de sa maison est depuis lors incarcéré à Bienne. L’instruction est en cours, le retraité de 67 ans est victime de «délire paranoïaque persistant», selon un diagrostic psychiatrique. Peter K. se confie au Journal du Jura, affirmant continuer de mener son combat contre la justice, le pouvoir et la psychiatrie qui l’écrasent. Il est sans illusion sur son destin: «D’une manière ou d’une autre, mon avenir, c’est le cimetière.»