En France et en Suisse romande, le langage inclusif provoque des réactions épidermiques. En Suisse alémanique, ce thème ne laisse pas indifférent non plus. Il y a quelques jours, le Tages-Anzeiger se faisait l’écho d’une nouvelle «sensible»: la publication par le bureau pour l’égalité de la ville de Zurich d’une brochure donnant des recommandations au corps enseignant pour davantage d’égalité à l’école.

Elle préconise, en particulier, l’emploi de formulation englobant le masculin et le féminin, comme «étudiantes et étudiants». Ou de termes neutres, comme «corps enseignant». Des usages plutôt consensuels. Ce qui suscite la controverse, surtout, c’est la recommandation d’avoir recours aux astérisques ou à d’autres formes typographiques qui permettent d’inclure aussi les personnes non binaires, à savoir qui ne se reconnaissent ni dans le masculin, ni dans le féminin.