Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Silvia Steiner préside la CDIP depuis le 1er janvier 2017.
© PETER SCHNEIDER

Langues 

Langues à l’école: si nécessaire, Zurich privilégiera le français

La nouvelle présidente de la CDIP, Silvia Steiner, reprend le dossier de l’enseignement des langues nationales

Silvia Steiner, la nouvelle présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP), tente de rassurer ceux qui redoutent la relégation de l’enseignement du français outre-Sarine. Elle reprend les rênes de la CDIP dans un climat d’accalmie, mais elle ne perd pas de vue que cinq initiatives cantonales ont été lancées pour réclamer l’enseignement d’une seule langue «étrangère» au degré primaire. Sans toujours l’avouer ouvertement, ceux qui sont à l’origine de ces démarches estiment que l’anglais doit passer avant le français.

Une première initiative a été rejetée à Nidwald en 2015. Parmi celles qui sont encore pendantes, l’une l’est à Zurich, le canton dont Silvia Steiner pilote l’instruction publique depuis 2015. Le Grand Conseil a décidé en novembre de rejeter l’initiative «Davantage de qualité – une langue étrangère – l’école primaire» issue du monde des enseignants. Les électeurs zurichois voteront en mai. «Le Conseil d’Etat s’oppose à cette initiative, mais, si elle devait être acceptée, il privilégierait le français», a annoncé mardi Silvia Steiner.

«Eviter l’épreuve de force»

L’enseignement des langues, plus particulièrement le respect de l’accord conclu en 2004, sera l’un des principaux dossiers que la démocrate-chrétienne, élue pour quatre ans en remplacement du Bâlois Christoph Eymann, devra superviser. L’accord de 2004 prévoit l’enseignement d’une seconde langue nationale et de l’anglais au plus tard dès la septième année HarmoS. Il est appliqué par 23 cantons. La CDIP, qui l’a confirmé en 2014, tentera de rallier les trois autres (Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures et Uri, 8ème ou 9ème HarmoS) à cette cause.

Comme Christoph Eymann, Silvia Steiner se réjouit que le Conseil fédéral ait renoncé à intervenir dans ce domaine qui relève de la compétence des cantons. En décembre, le ministre de l’intérieur Alain Berset a annoncé qu’il n’y avait pas lieu de modifier la loi sur les langues «pour le moment», aucun canton n’ayant encore pris la décision formelle de reléguer le français au secondaire. «Une votation nationale se transformerait en épreuve de force. C’est à éviter absolument», prévient Silvia Steiner.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo suisse

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

Le Conseil national a refusé de suivre l'avis du Conseil des Etats. Celui-ci voulait réduire de moitié la facture des nouveaux gilets de l'armée suisse. Il a été convaincu par les arguments du chef du DDPS, Guy Parmelin. La question reste donc en suspens.

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

n/a