Le droit à une alimentation végane doit être respecté en prison. C’est en substance l’argument qui motive le recours déposé samedi par Me Olivier Peter, avocat de Matthias*, militant antispéciste récemment condamné par la justice genevoise, qui a passé 11 mois en détention préventive à Champ-Dollon. L’avocat estime en effet qu’en refusant l’accès à un régime alimentaire équilibré végane, la direction de la prison a violé la liberté d’opinion et de croyance de son client, lui causant de surcroît des problèmes de santé. Il exige une indemnité de 3000 francs pour tort moral et la même somme pour les frais de procédure.

Soupçonné d’avoir caillassé des boucheries et vandalisé un abattoir, Matthias, 28 ans, a été condamné à 12 mois de prison ferme par le Tribunal de police en novembre dernier, après avoir obtenu l’acquittement sur près de la moitié des infractions reprochées (une vingtaine au total). Pour déterminer la peine, la juge a mis en avant la «faute conséquente» et la «détermination délictueuse» du jeune activiste, qui n’a formulé «ni remords ni excuses».