La Suisse défend-elle toujours les valeurs humanitaires telles qu’exprimées dans les Conventions de Genève et dont elle a fait l’un de ses atouts de politique étrangère? Plusieurs personnalités de Suisse ont quelques doutes. Le Conseil fédéral refuse toujours de signer et ratifier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) adopté en 2017 par l’Assemblée générale de l’ONU à New York et entré en vigueur en 2020. Or 84% de la population suisse est favorable à l’abolition de l’arme atomique. Les deux Chambres du parlement fédéral ont également approuvé une motion en 2018 exhortant le gouvernement à adhérer à cet instrument juridique international. Cela semble pourtant insuffisant.