«La gare accueille 50 000 passagers par jour aujourd’hui, un nombre qui devrait doubler d’ici à 2030», avance ce mercredi Thomas Wenger, président de l’Association transports et environnement Genève (ATE) et député socialiste au Grand Conseil. Si l’affiche du comité unitaire genevois thématise l’extension souterraine de Cornavin, le montant qui reviendra à Genève en cas de «oui» n’est lié à aucune variante, a néanmoins précisé l’élu. L’agrandissement de la gare est un sujet prioritaire pour les exécutifs de la Ville de Genève et du Canton en raison de son interaction avec les transports urbains, a rappelé Guillaume Barazzone, conseiller administratif et conseiller national PDC. Et de préciser que le coût précis de la variante souterraine, qui bénéficie d’un large soutien politique, est en cours d’étude. Selon les dernières estimations, la variante souterraine coûterait 1,24 milliard de francs, financée à hauteur de 790 millions par la Confédération et 400 millions par le Canton.

En novembre, le gouvernement genevois avait décidé d’allouer aux CFF la somme de 23,2 millions de francs pour des études d’avant-projets de l’extension de la gare Cornavin. Une somme qui lui sera remboursée par Berne sous deux conditions: celle de la réalisation effective des travaux et celle d’un vote positif du peuple suisse, le 9 février, du paquet de 6,4 milliards de francs dans le cadre du projet de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF).

Le projet FAIF comprend aussi l’allongement des quais de la ligne allant à La Plaine ainsi qu’une amélioration de l’offre avec Lausanne, et du reste de la Suisse. «Toutes les régions du pays seront mieux irriguées grâce à ce projet. Genève a 25 ans de retard en matière ferroviaire», a avancé la conseillère nationale écologiste Anne Mahrer, qui déplore le «non» de l’UDC et du MCG.

Le gouvernement genevois soutient officiellement la variante souterraine

Fait assez unique pour être relevé, le Conseil d’Etat genevois s’est prononcé en faveur, ce mercredi lors de son traditionnel rendez-vous face à la presse, de l’initiative populaire «Pour une extension souterraine de la gare». Lancée par le Collectif 500 regroupant notamment des habitants du quartier des Grottes, proche de la gare, le texte veut éviter la destruction de 380 logements. L’initiative doit encore être soumise à l’étude du Grand Conseil. Si le Parlement venait à l’accepter, les Genevois ne seront pas convoqués aux urnes, s’agissant d’une initiative législative, non pas constitutionnelle.