scandale

L’armée retire son arme de service à Yannick Buttet

C’est une démarche standard, indique l’armée: en attendant des éclaircissements, le lieutenant-colonel accusé de harcèlement doit rendre son arme de service

Lieutenant-colonel, Yannick Buttet doit rendre son arme de service. Jusqu'à ce que l'affaire dont il est l'objet trouve une issue, il ne sera plus convoqué à des cours de répétition à la tête de son bataillon. Yannick Buttet est suspendu jusqu'à nouvel ordre et il doit rendre son arme de service. Il a assuré qu'il déposera lui-même à l'arsenal son pistolet d'ordonnance, a indiqué le porte-parole de l'armée Daniel Reist confirmant une information du 19:30 de la RTS.

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Des mesures standards

Ce sont des mesures préventives et provisoires standards qui s'appliquent à tout militaire dans de telles circonstances, a précisé Daniel Reist. La restitution de l'arme de service a pour objectif sa propre sécurité et celle de tiers.

Consulter notre dossier sur l'affaire Buttet.

Pour l'heure, tout est suspendu, mais on ne préjuge de rien. L'Etat-major de conduite de l'armée prendra de nouvelles décisions une fois les enquêtes bouclées et une issue à l'affaire trouvée, a encore dit le porte-parole.

Il dirige un bataillon de 600 à 700 hommes

En tant que lieutenant-colonel, Yannick Buttet dirige un bataillon de 600 à 700 hommes. Il accomplit entre 60 et 70 jours de service par an, dont quatre semaines de cours de répétition avec sa troupe. Aucun cours de répétition n'était pour l'heure prévu.

Yannick Buttet vient de démissionner lundi de son poste de vice-président du PDC suisse. Il s'est aussi retiré provisoirement de ses fonctions électives au Conseil national et dans sa commune Collombey-Muraz pour suivre un traitement médical afin de maîtriser sa consommation d'alcool.

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