Les soldats suisses devraient continuer d’arpenter les montagnes kosovares. Par 105 voix contre 77, le Conseil national a décidé ce jeudi de prolonger leur mandat dans les Balkans jusqu’en 2023. Pour «permettre à l’armée de répondre aux besoins supplémentaires de la KFOR», le contingent helvétique sera même renforcé, pour passer de 165 à 195 hommes et femmes. Cette nouvelle extension de la mission militaire suisse dans le petit Etat – la septième – ne s’est toutefois pas faite sans opposition. Après vingt ans d’engagement aux côtés des forces de l’OTAN, Verts et UDC estimaient en effet que le temps de faire ses bagages était arrivé.

«Il est temps pour le Kosovo de devenir indépendant»

Depuis 1999, le Kosovo est sous surveillance. Pour s’assurer que les hostilités ne reprennent pas entre albanophones musulmans et serbophones orthodoxes, une force militaire internationale patrouille le pays: la KFOR. Forte de 50 000 personnes à sa création – désormais 3600 –, elle est composée de soldats des pays de l’OTAN mais aussi de partenaires externes, dont la Suisse. Police militaire, transport de troupes, expertise en déminage, équipes d’observation sur le terrain et le second plus haut gradé de la mission (le brigadier Laurent Michaud), les Helvètes remplissent des tâches diverses.