Médias

L'ATS suspend son mouvement de grève

Le conseil d’administration s’est dit prêt à entamer des négociations avec la rédaction et les syndicats, mais a demandé que la grève s’arrête durant ces discussions

La grève à l'ATS a été suspendue vendredi, au 4e jour d'un mouvement sans précédent dans la presse suisse ces dernières années. Des négociations vont débuter mi-février entre le conseil d'administration et le personnel, qui conteste l'ampleur de la restructuration.

La rédaction, qui s'est réunie vendredi en assemblée, a repris le travail à 16h00, après avoir rejoint en cortège la centrale de l'ats, située près de la gare à Berne.

Lire aussi: En grève illimitée, la rédaction de l’ATS donne de la voix en Suisse romande

«La grève n'est pas terminée, elle est suspendue», a écrit le syndicat impressum dans un communiqué. La rédaction se réserve le droit de poursuivre le mouvement. Elle le reprendra si le conseil d'administration n'entre pas en matière «de manière satisfaisante» sur ses revendications.

La grève avait débuté mardi matin. Une rencontre a eu lieu jeudi entre une délégation de la Commission de rédaction (CoRé) et une délégation du conseil d’administration, composée du président Hans Heinrich Coninx, du vice-président Hanspeter Lebrument, de Matthias Hagemann ainsi que du CEO Markus Schwab.

Lors de cette réunion qui s’est déroulée dans une ambiance «respectueuse et constructive» selon les représentants du personnel, le conseil d’administration s’est dit prêt à entamer des négociations ces prochaines semaines avec la rédaction et les syndicats sur différents points. Il a néanmoins demandé que la grève s’arrête durant ces négociations.

La rédaction conteste l’ampleur et la rapidité de l’annonce des coupes (environ 36 postes sur un total de 150 équivalents plein-temps dans la rédaction). L’agence a annoncé des pertes de recettes de 3,1 millions de francs pour l’année 2018. Celles-ci s’ajoutent à une perte de 1 million pour l’année 2017.

En cause, une baisse des tarifs et l’abandon de certains services par les clients. Pour la direction, ces pertes sont structurelles et rendent la restructuration inévitable. Une grève d’avertissement de trois heures avait déjà eu lieu mardi dernier.

Publicité