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Laurent Caspari est nommé à la tête des services de l’info à la RTS radio.
© RTS/Christin Philippe

Médias

Laurent Caspary, nouveau chef de l’actu radio RTS: «La SSR est dans une ère compliquée»

Dès le 1er janvier, Laurent Caspary prendra les rennes de l’info à la RTS radio. Le nouveau rédacteur en chef décloisonnera les programmes de l’actu

A 43 ans, Laurent Caspary succède à Patrick Nussbaum dont le règne à l’actu de la radio RTS aura duré dix-neuf ans. Membre de la rédaction en chef depuis le mois de mars, le journaliste a touché tant aux programmes qu’à l’info, il animait notamment Tribu le matin sur La Première.

Lire aussi: Patrick Nussbaum quitte la RTS

Le nouveau rédacteur en chef n’est pas un pur produit de la maison: il a travaillé quinze ans dans la presse écrite («La Liberté», «24 Heures» et «Le Temps») avant d’arriver il y a sept ans à la RTS. Cela, dit-il, influence sa manière d’inscrire l’apport des services publics dans le monde des médias.

Le Temps: Vous accédez à la tête des services de l’actualité que vous aviez pourtant quittés pour les programmes il y a quelques années. La politique de l’entreprise prône une certaine séparation entre ces deux départements. Allez-vous changer cela?

Laurent Caspary: Il est vrai que les allers-retours entre les programmes et l’actu sont assez rares. Peut-être que j’ai ouvert une brèche et montré qu’il était possible de passer de l’un à l’autre. Dans ma future politique, je ne vais pas tout bousculer mais je pense que l’on a intérêt à collaborer pour améliorer nos services. Il est trop tôt pour dévoiler mon plan de travail, je le ferai en janvier devant mes collaborateurs. Mais je suis d’une génération autre que Patrick Nussbaum et mon approche de la radio est enrichie par mes précédents passages dans différents titres.

– Votre prédécesseur a tenu les rênes de la maison durant près de vingt ans. Dans quel état vous laisse-t-il la radio?

– Nous sommes sortis cette année, avec «Le Temps», tout en haut dans le classement des titres réputés pour leur crédibilité. Cette base solide, nous la devons à Patrick Nussbaum qui a fait de la qualité de notre média sa priorité. Mais je suis aussi conscient que la SSR est dans une ère compliquée. Nous sommes susceptibles de traverser une période chahutée, même si aucune mesure de licenciement n’a été annoncée chez nous.

– Allez-vous conserver, à côté de notre nouveau mandat, votre café lausannois La Couronne d’Or à la Riponne?

– Oui, je le souhaite. J’en suis l’un des trois propriétaires et c’est avant tout une histoire d’amitié, ce café. Cela fait dix ans que nous l’avons créé et nous n’y avons plus qu’un travail de supervision, je n’y travaille pas plus qu’une soirée par mois. Nous ne générons pas de profit. Les journalistes sont connus pour être de grands théoriciens, cela m’a permis de me confronter à une vraie petite entreprise. C’est une richesse supplémentaire.

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